HwG-Paris – Artiste & instructeur Shibari

Je suis HwG-Paris, artiste Shibari, instructeur et performeur.

Je pratique les cordes comme un langage. Un langage fait de tension, d’intention, de mouvement, de confiance et parfois de contrainte.

Mon Shibari ne cherche pas seulement à attacher un corps. Il cherche à créer quelque chose entre deux personnes.

Le Shibari selon HwG-Paris

J’ai d’abord été attiré par l’esthétique du bondage japonais et par la puissance visuelle des cordes sur le corps.

Le Semenawa et le travail de Naka Akira ont fait partie de mes premières influences. Puis les rencontres, les workshops, les modèles et surtout les heures passées à pratiquer m’ont progressivement éloigné de l’idée de reproduire le Shibari de quelqu’un d’autre.

Pour celles et ceux qui souhaitent mieux comprendre les artistes, les influences et les lignées qui ont marqué l’histoire du Shibari japonais, le Shibari Atlas propose un important travail de documentation.

Il fallait trouver le mien.

Aujourd’hui, mon Shibari se situe quelque part entre sensualité et esthétique, tension et contrainte, contrôle et lâcher-prise.

Je peux aimer une ligne parfaitement construite comme une corde qui vient volontairement déséquilibrer un corps. Une séance très lente comme une transition brutale. Une image presque silencieuse comme une performance beaucoup plus intense.

La technique est indispensable. Mais seule, elle ne m’intéresse pas.

Ce qui m’intéresse, c’est ce qu’elle permet de provoquer, de révéler et de partager.

La corde comme moyen de communication

Une corde possède une tension. Mais cette tension n’est jamais uniquement mécanique.

Elle donne une direction, provoque une réaction, invite à résister ou à céder. Elle peut rassurer, contraindre, déplacer, envelopper ou surprendre.

C’est cette conversation qui m’intéresse.

Je ne considère pas la personne que j’attache comme le support d’une figure. J’observe sa respiration, ses appuis, ses réactions et la manière dont son corps répond à ce que je lui propose.

La séance se construit dans cet échange.

C’est aussi pour cela que deux personnes ne vivront jamais exactement le même Shibari avec moi.

Des cordes sensuelles, parfois érotiques, jamais imposées

Je ne cherche pas à neutraliser la dimension sensuelle du Shibari.

Les cordes peuvent être sensorielles, sensuelles et érotiques. Elles peuvent aussi être exigeantes, inconfortables, graphiques, méditatives ou simplement ludiques.

Tout dépend des personnes, de l’intention et du cadre.

Ce qui compte pour moi est que cette dimension ne soit jamais présumée ni imposée. Le consentement ne consiste pas à obtenir un « oui » avant de commencer. Il se construit et se vérifie pendant toute la séance.

Écouter un corps, entendre une limite et savoir modifier ce que l’on était en train de construire font partie intégrante de la pratique.

Transmettre le Shibari depuis 2021

J’enseigne le Shibari depuis 2021.

Avec le temps, ma pédagogie s’est précisée autour d’une conviction simple : apprendre des figures ne suffit pas pour apprendre à attacher.

Je peux montrer un single column tie, un futomomo, un TK ou une transition. Mais ce qui m’intéresse surtout est d’apprendre à comprendre pourquoi une corde est placée ici, comment une tension se distribue, comment un corps réagit et comment corriger lorsque quelque chose ne fonctionne pas.

La sécurité, le consentement, la communication, la gestion de corde, les tensions, les frictions, le body management et l’intention sont donc indissociables de la technique.

Je préfère un geste simple, compris et maîtrisé à une construction complexe exécutée sans en comprendre les conséquences.

La tension ne s’improvise pas.

Du premier nœud à la suspension

J’enseigne aussi bien à des personnes qui touchent une corde pour la première fois qu’à des pratiquants qui souhaitent travailler la suspension, les transitions, le flow ou développer une pratique plus personnelle.

La progression n’est pas une course vers la suspension.

Elle commence par des fondamentaux solides : sécurité, contre-tension, placement, posture, communication et compréhension du corps. Les structures plus complexes arrivent ensuite lorsque ces bases permettent de les utiliser avec davantage de maîtrise.

Mon objectif n’est pas de fabriquer des élèves qui reproduisent mon Shibari.

Je veux leur donner suffisamment de technique et de compréhension pour qu’ils puissent progressivement construire le leur.

Attache-Moi : un lieu pour transmettre

Cette volonté de transmission prend aujourd’hui une place centrale à Attache-Moi, l’école de Shibari située à Roquefort-la-Bédoule, aux portes de Cassis et près de Marseille.

J’y enseigne à travers des cours collectifs, des cours privés, des ateliers et des pratiques encadrées.

Je voulais un lieu où l’on puisse apprendre sérieusement sans transformer le Shibari en discipline froide ou académique. Un endroit où la rigueur technique puisse cohabiter avec les sensations, la créativité, la curiosité et le plaisir de pratiquer.

Les cours sont ouverts à différents niveaux et à différents corps. Il n’existe pas, pour moi, de morphologie idéale pour pratiquer ou recevoir les cordes.

→ Découvrir Attache-Moi

French Shibari Mafia : les cordes que je voulais utiliser

En 2021, j’ai également créé French Shibari Mafia avec Elata.

Le projet est né de notre pratique. Nous voulions pouvoir choisir des cordes et du matériel que nous utiliserions réellement nous-mêmes.

Cette exigence est restée la même : comprendre la matière, préparer les cordes, tester les produits et ne pas dissocier le matériel de la manière dont il sera utilisé.

La boutique, l’enseignement et ma pratique artistique ne sont donc pas trois activités complètement séparées. Elles viennent toutes du même endroit : les cordes et ce que l’on décide d’en faire.

HwG-Paris & Elata : créer à deux

Elata accompagne une grande partie de mon parcours artistique.

Partenaire de cordes, photographe et regard extérieur, elle participe à la construction de nombreux projets, shootings et performances.

La photographie a progressivement pris une place importante dans notre travail. Elle permet de conserver ce qui, dans une session, ne dure parfois que quelques secondes : une tension, un mouvement, un regard, un déséquilibre ou une posture.

Nos images ne cherchent pas simplement à montrer une belle attache. Elles cherchent à conserver la trace de ce qui s’est passé autour.

Une partie importante de ce travail photographique est publiée sur FetLife et Instagram. Les images prolongent ainsi les séances, les performances, les rencontres et les projets que nous construisons ensemble.

→ Voir les photos Shibari

De la corde à la scène

Le Shibari est également devenu pour moi un langage de performance.

Sur scène, la technique doit disparaître derrière le rythme, le mouvement et l’intention. Le public ne doit pas seulement regarder quelqu’un être attaché. Il doit pouvoir ressentir qu’une relation est en train de se construire.

Mes performances peuvent être lentes, graphiques, physiques ou plus intenses. Elles restent toujours construites autour de cette tension entre maîtrise et imprévu qui m’attire depuis le début.

→ Découvrir les shows & performances

Workshops, rencontres et transmission

Depuis 2021, l’enseignement m’a également conduit à organiser et animer des workshops et des rencontres autour du Shibari.

Les Ateliers Shibari du Levant sont nés de cette envie : sortir du format habituel du cours et créer des temps plus longs où technique, pratique, sensations et échanges peuvent réellement se rencontrer.

Ces workshops me permettent aussi de travailler avec des pratiquants d’horizons différents et de continuer à remettre ma propre pratique en question.

Parce qu’enseigner ne signifie pas avoir fini d’apprendre.

→ Voir les workshops

HwG-Paris & TheDuchy : transmettre au-delà de mes cours

Ma pratique m’a également amené à collaborer avec Lazarus Redmayne et TheDuchy, plateforme internationale consacrée à l’apprentissage du rope bondage et du Shibari.

Plusieurs de mes créations y sont aujourd’hui documentées et accessibles à des pratiquants du monde entier. On y retrouve notamment le HwG-Paris Marquise Chest Harness, le HwG-Paris Marquise Hip Harness ainsi que le HwG-Paris Mini Dress.

J’aime particulièrement cette idée : une construction née dans mes cordes peut quitter mon propre enseignement, être comprise ailleurs, adaptée, transformée et rejoindre la pratique d’autres personnes.

Cette collaboration avec Lazarus rejoint ce qui m’intéresse dans la transmission : partager une logique de construction plutôt qu’une simple figure à reproduire.

Une pratique ouverte

Je travaille avec des femmes et des hommes, avec toutes les identités de genre, toutes les orientations sexuelles et des morphologies très différentes.

Je n’attends pas d’une personne qu’elle corresponde aux cordes. Ce sont les cordes qui doivent s’adapter à la personne.

Cette idée traverse autant mes séances que mon enseignement : partir de la personne qui est là, de son expérience, de ses possibilités et de ses limites.

C’est également ce qui m’a amené à travailler avec des thérapeutes et sexologues lorsque la corde peut trouver sa place dans un accompagnement défini avec le professionnel.

→ Shibari & accompagnement

HwG-Paris entre Marseille, Paris et ailleurs

Mon activité se partage aujourd’hui principalement entre Marseille et Paris.

À Marseille, Attache-Moi est devenu le point d’ancrage de mon enseignement et de ma pratique. À Paris, je continue à proposer des cours privés et des séances sur rendez-vous.

Les workshops, shootings, collaborations et performances m’amènent également à travailler ailleurs en France et en Europe.

Me retrouver en ligne

Les cours et les séances ne montrent qu’une partie de mon travail. FetLife et Instagram permettent de suivre davantage les images, les shootings, les performances, les créations et les projets en cours.

FetLife

HwG-Paris : @HwG-Paris
Elata : @Elata

Instagram

HwG-Paris : @hwg_paris.2 et @hwg_paris
Elata : @elata.raw

Ces espaces montrent une autre facette de notre travail : moins d’explications, davantage d’images, de corps, de tensions et de moments saisis pendant ou après les cordes.

Le mot de HwG

Je n’ai jamais cherché à faire du Shibari pour accumuler des figures.

Ce qui m’intéresse se trouve ailleurs : dans l’instant où une tension change une posture, où une personne décide de me faire confiance, où une corde cesse d’être simplement une corde.

J’aime la maîtrise technique. J’aime aussi ce qui lui échappe.

J’aime la beauté d’une ligne, mais je peux préférer le déséquilibre qu’elle provoque. J’aime la sensualité des cordes autant que leur capacité à contraindre. J’aime ce moment où l’on ne sait plus très bien si l’on dirige la séance ou si c’est elle qui commence à nous emmener ailleurs.

C’est probablement là que se trouve mon Shibari.

Les cordes ne retiennent pas, elles révèlent.

Travailler avec HwG-Paris

Cours, séance Shibari, shooting, workshop, performance ou projet artistique : chaque collaboration commence par une intention.